Snesup-FSU, Section de l'université de Lorraine
Snesup-FSU, Section de l'université de Lorraine

Communiqués du Snesup - UL

Étienne Aubrion laisse le souvenir d'un syndicaliste intègre, privilégiant les rapports humains, très chaleureux, (trop) modeste, que l'on n'oubliera pas. La section SNESUP-FSU adresse ses sincères co
20181103_Etienne-Aubrion.pdf
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Recrutement de MCF à l’UFR DEA de Metz : Jugement du TA
Décision du TA dans l'affaire des postes invalidés par le CA restreint de l'UL. Il retient l’argument du candidat portant sur l’impartialité du doyen de l’UFR DEA dans cette affaire : à la fois membre du comité de sélection, signataire de la lettre de dénonciation lue au CA restreint... dont il est également membre. Le TA juge également que le comité de sélection a procédé à un vote valide, contrairement aux allégations des quatre signataires (dont trois n’ont pas participé aux travaux !).
20180830_MCF-DEA.pdf
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Parcoursup : Nous ne ferons pas le sale boulot
Parcoursup n’est pas qu’une application technique permettant aux candidats de choisir une formation et de s’y inscrire. Parcoursup relève d’une idéologie de l’exclusion, du tri social, de la restriction d’accès aux formations de son choix. Voilà pourquoi la section SNESUP-FSU appelle à ne pas faire le « sale boulot » de la sélection.
20180329_Parcoursup.pdf
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Recrutement de MCF à l'UFR DEA de Metz : Quand les couloirs font la loi...
Le CA restreint invalide deux classements de MCF en droit à l'UFR DEA de Metz : il aura suffi que quatre collègues influents rédigent une lettre de contestation pour que le président s’exécute et fasse voter le CA restreint en conséquence.
Communique_Recrutement-UFR-DEA_171009.pd[...]
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Non au nouveau règlement de gestion des personnels contractuels enseignants et chercheurs
Le règlement de gestion des personnels contractuels enseignants et chercheurs présenté au comité technique accentuera la précarité en supprimant toute référence à une grille d'avancement et de rémunération et en empêchant le renouvellement des CDD au-delà de quatre ans.
Lettre_Contractuels-Enseignants-Chercheu[...]
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Nouvelle stratégie d'emplois à l'UL : D'ici à 2020, un tiers de postes d'EC à pourvoir seront supprimés
Au nom d'une « gestion prévisionnelle des emplois », l'université de Lorraine s'apprête à supprimer un tiers des postes d’enseignants-chercheurs à pourvoir au cours des trois prochaines années, soit l'équivalent d'une campagne d'emplois. Cette « stratégie prospective » a été présentée dans diverses instances et sera soumise au conseil d’administration de l’UL mardi prochain, 26 septembre.
Communique_Emplois2018_170922.pdf
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Les EC, comme toutes les catégories de personnels enseignants, ne sont pas corvéables à merci !
Communique_Surveillances_170920.pdf
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Le 10 mars 2017

Plan campus et dilapidation programmée du patrimoine universitaire

La destruction du patrimoine universitaire – Les dessous du Plan campus
La mise en œuvre du grand Plan campus organisé à grand coup de communication n’explique pas les conditions dans lesquelles certains sites ont été dépouillés et vidés de leurs mobiliers et de leurs bibliothèques dans la précipitation, comme s’il fallait effacer en toute hâte et en quelques mois la mémoire de sites centenaires. Pour les personnels, impossible de savoir par qui et comment a été décidée la liquidation programmée de certaines collections ou de certaines bibliothèques : fonds des anciens IUFM, bibliothèque de l’école des mines, certaines réserves en sciences naturelles, collections de roches et minéraux…
Lire la suite dans le communiqué.
Communique-Patrimoine_170310.pdf
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Le 23 février 2017

Communiqué de la section Snesup-FSU sur la procédure de « suivi de carrière »

 

Le Snesup appelle les collègues à ne pas remonter de dossiers de « suivi de carrière » à l’université de Lorraine !

 

Les enseignants-chercheurs de l'université de Lorraine sont concernés cette année par la nouvelle procédure dite de « suivi de carrière », comme tous les établissements de la vague C. Alors que, depuis 2009, les gouvernements successifs, appuyés par la CPU, ne cessent de réviser les statuts des enseignants-chercheurs afin de rendre ces derniers corvéables à merci par les établissements, voici qu’une nouvelle fois la pression est mise sur les collègues à travers cette procédure. Celle-ci est supposée permettre un « accompagnement professionnel », mais est pourtant bien mal nommée. Les établissements restant dans la boucle et l’individualisation des carrières devenant la norme, tout est en place pour que ce « suivi de carrière » se transforme rapidement en évaluation, une de plus alors que les EC sont évalués en permanence. Tout laisse à penser que l’objectif n’est pas l’amélioration des conditions de travail, mais bien de « faire le tri » entre les EC afin de dégager des marges de manœuvre budgétaires en termes d'enseignement. Il y a en effet tout à parier que la modulation des services reste l’horizon de ce type de procédure. Si les établissements se souciaient d’améliorer les conditions de travail des EC (et des autres catégories de personnels), ils ne gèleraient pas les postes, mieux, ils en créeraient. Ils n’inventeraient pas en permanence des procédures administratives contraignantes. Ils favoriseraient les financements pérennes plutôt que les éternels appels à projets.

 

La section Snesup de l’université de Lorraine appelle les collègues à ne pas déposer de dossiers dans l’application ALYA* afin de mettre en échec le suivi de carrière. Outre son opposition de fond, elle s’appuie sur de nombreuses motions votées par les sections CNU lors des sessions de qualification 2017. Vingt-huit d’entre elles (sur cinquante-sept, voir la liste ici) ont en effet voté des motions d’opposition ou exprimant de très grandes réserves contre le suivi de carrière.

– Sections annonçant explicitement qu’elles n’examineront pas de dossiers : 01, 02, 03, 04, 08, 09, 10, 12, 14, 17, 18, 19, 21, 22, 24, 25, 26, 64, 70, 71, 72.

– Sections demandant le retrait du dispositif (sans dire si elle siégeraient ou non, même si on peut le supposer) : 11, 20.

– Sections annonçant qu’elles n’examineront que les dossiers des volontaires : 06, 23 (sans retour aux établissements), 35, 72 (sur demande explicite des collègues).

– Sections demandant que les finalités soient clairement établies pour réaliser le suivi de carrière : 07, 27.

La section 16, quant à elle, a annoncé auprès des collègues qu’elle procéderait au suivi de carrière à titre expérimental, mais  « qu’il n’y a pas d’obligation à soumettre son dossier au suivi de carrière et qu’il ne peut y avoir de sanction en cas de refus de soumission, en particulier pendant la période expérimentale ».

 

On le voit, l’opposition reste ferme, même si elle prend des formes diverses. Nous appelons à l’amplifier en refusant collectivement de nous y soumettre.

Quelques collègues pourraient craindre de subir des représailles en cas de non-remontée de leur dossier, que ces représailles proviennent de collègues, de départements, de composantes, de laboratoires, d’axes… Nous leur conseillons vivement de ne pas rester isolé.e.s et de nous contacter afin que nous envisagions ensemble la meilleure façon de répondre s’ils.elles se sentaient dans « l’obligation » de produire un dossier.

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* ALYA est l’application dédiée au suivi de carrière dans Galaxie.

23 mars 2016

Communiqué intersyndical de soutien aux manifestants interpellés à Metz le 17 mars

Appel au rassemblement devant le tribunal de Metz, le 30 mars à 12h
Deux manifestants ont été interpellés lors de l'intervention policière du 17 mars. Cette intervention brutale contre les manifestants qui faisaient sit-in dans le cadre de la journée contre le projet de loi Travail n'est pas acceptable. Un rassemblement aura lieu devant le tribunal de Metz, mercredi 20 mars à 12h, au moment de la convocation des deux camarades.
Communique-Soutien-Interpelles-Metz_2016[...]
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18 mars 2016

Communiqué intersyndical sur les violences policières contre des étudiants le 17 mars

 

Lors de la journée nationale du 17 mars, soutenue par plusieurs organisations syndicales, des étudiants et lycéens ont organisé des manifestations pour le retrait du projet de loi Travail. Nos organisations syndicales dénoncent et condamnent fermement les interventions policières parfois très violentes qui ont eu lieu sur plusieurs campus universitaires, notamment à Tolbiac (Paris 1), Strasbourg et Lyon. Sur le pont menant au site du Saulcy, à Metz, une intervention policière musclée a eu lieu contre des manifestants ayant organisé un sit-in à l’entrée du site. Une personne a été blessée, cinq ont été interpellées. Ce sont des interventions inacceptables et à tout le moins disproportionnées au regard des faits.
Nos organisations interpellent les présidents d'université sur leur collaboration avec les forces de l'ordre et leur demandent de respecter la liberté d’expression et d’organisation des étudiants et des personnels.
 
FERC-SUP-CGT
SNTRS-CGT
SNESUP-FSU
SNASUB-FSU
SNCS-FSU
SNPREES-FO

Imposer 35h de présence aux enseignants est un acte autoritaire et non réglementaire

 

Imposer une présence physique de 35 heures par semaine aux collègues enseignants n’est pas réglementaire. Et cela quel que soit le statut des collègues enseignants (contractuel ou titulaire) et quel que soit le lieu d’exercice : institut, école, UFR.
Le Snesup a été dernièrement saisi de quelques cas de collègues, enseignants contractuels, contraints par leurs composantes d’être physiquement présents sur leur lieu de travail 35 heures par semaine, 47 semaines par an. Notre section s’est alors tournée vers le président de l’université de Lorraine pour dénoncer cet acte autoritaire et sans fondement réglementaire. Le président nous a confirmé dans un courrier récent qu’il n’est pas possible d’imposer de telles contraintes de présence hebdomadaire aux collègues, notamment en regard de la diversité des missions et des tâches qui leur sont confiées. Nous ajoutons que ce qui concerne les enseignants contractuels concerne bien entendu aussi les enseignants titulaires,  qu’ils soient enseignants du second degré ou enseignants-chercheurs.
Le Snesup invite tou-tes les collègues à ne pas se laisser intimider par des responsables quels qu’ils soient (directeurs d’études, de département, de composante…) et de lui signaler tout abus de ce type.

11 décembre 2015

Communiqué des sections du Snesup-FSU des universités de la région Alsace / Champagne-Ardenne / Lorraine à propos du second tour des élections régionales, dimanche 13 décembre 2013

Communiqué des sections Snesup ACAL - Élections du 13 décembre 2015
Les sections Snesup-FSU des régions ACAL appellent à voter dimanche 13 décembre pour défendre la tolérance, la laïcité, la solidarité.
Communique-Sections-SNESUP-FSU ACAL.pdf
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7 juillet 2015

FERC-SUP-CGT, SNESUP-FSU, SNASUB-FSU, SNPREES-FO

ESPE : A quoi joue l'université de Lorraine

Non au “transfert” programmé du site de Montigny-lès-Metz

Non au démantèlement de la formation des enseignants

 

Communiqué CGT, FO, FSU contre le “transfert” du site de Montigny-lès-Metz
Le Snesup, avec le Snasub, la Ferc-Sup-CGT et le SNPREES-FO, s'oppose à la politique de démantèlement de la formation des enseignants (ESPE) conduite par le président de l'université de Lorraine. Les syndicats demandent l'arrêt immédiat du projet de déménagement du site de Montigny-lès-Metz vers le campus du Saulcy et interpellent le président de l'Université de Lorraine afin qu'il engage une réelle concertation avec les personnels de l'ESPE avant toute mise en place de tout projet de ce type.
Communique-Intersyndical_ESPE-Montigny-1[...]
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9 avril 2015

Grève interprofessionnelle dans la fonction publique – CGT, FO, FSU, Solidaires

L'amélioration du service public passe par la fin de l'austérité

 

Jeudi 9 avril

Tous les personnels d’enseignement supérieur et de recherche de Lorraine en grève interprofessionnelle et dans la rue

  • Pour l'augmentation du pouvoir d'achat de tous les salariés, du public comme du privé, des retraités et des demandeurs d'emploi
  • Pour l'arrêt des restructurations dans l'enseignement supérieur et la recherche
  • Pour le retrait du pacte de responsabilité et de la loi Macron
  • Pour la défense de la Sécurité sociale, l'arrêt des exonérations de cotisations patronales
  • Pour le retrait de la réforme territoriale et la défense des services publics
  • Contre les mesures d'austérité et la politique de rigueur

A Nancy...

Assemblée des personnels

13h  —  CLSH A 349

Boulevard Albert 1er

Rassemblement & Manifestation

15h  —  Place Dombasle

 

Le Pacte de responsabilité, le CICE (Crédit d'impôt compétitivité emploi),  la rigueur budgétaire, la loi “Macron”, autant de mesures qui pèsent sur la situation des salariés, des chômeurs ou encore des retraités. Cela est particulièrement vrai dans le service public dont les restructurations conduisent à toujours travailler plus en gagnant moins (faut-il rappeler que les traitements des fonctionnaires sont gelés depuis 2010). Or les agents de la Fonction publique sont des rouages essentiels pour assurer les missions de santé, d'éducation, de recherche...

Dans le secteur de l'enseignement supérieur et de la recherche (ESR), ces mêmes politiques d'austérité sont menées. Au prétexte de leur “autonomie”, les présidents et leurs conseils d'administration conduisent des politiques de réductions d'emploi et menacent de fermetures les formations et les unités de recherche qui seraient déclarées non performantes ou non rentables. Du côté des organismes de recherche, c'est toujours moins de crédits récurrents.

Cette austérité ne porte pas uniquement sur les budgets des universités et des organismes. Au-delà, ce sont des statuts de fonctionnaires et le développement d'agents contractuels qui sont visés. Les conditions de travail deviennent plus difficiles, voire insupportables, et les agents font face à des pressions de plus en plus importantes du fait des restructurations dans l'ESR et de l'instabilité qui en découle.

Les organisations syndicales CGT, FO, FSU et Solidaires exigent :

  • une hausse du pouvoir d’achat qui passe par le dégel du point d’indice et par des mesures compensatoires de rattrapage des pertes subies depuis des années,
  • la fin des suppressions d’emplois et la création d’emplois statutaires permettant le bon accomplissement de toutes les missions de service public,
  • l’arrêt des politiques d’austérité, renforcées par le Pacte de responsabilité qui déstabilisent et fragilisent les services publics et leurs missions, 
  • le maintien et l’amélioration du statut général et des statuts particuliers qui sont autant de garanties pour la Fonction publique et les citoyens.

11 décembre 2014

Adresse au préfet de la section Snesup-FSU de l'université de Lorraine

 

La situation dans l’enseignement supérieur et la recherche (ESR) est extrêmement préoccupante, qu’il s’agisse de son financement ou des conditions de travail et d’études. Partout, le même constat s'impose : au-delà des aspects budgétaires (manque de moyens pour assurer les missions d'enseignement et de recherche), le pilotage par l'austérité budgétaire conduit à la perte des libertés scientifiques et pédagogique. Cette austérité conduit à une situation de l'emploi de plus en plus dégradée, pour les universités comme pour les organismes, avec des pertes nettes d'emplois et une augmentation constante de la précarité. La réduction de 136 millions d'euros des crédits pour l’enseignement supérieur et la recherche, votée à l'assemblée nationale le 18 novembre 2014, ne fait qu'aggraver la situation budgétaire des universités et des organismes de recherche.

 

Cette situation est tout aussi préoccupante à l’université de Lorraine. Du point de vue de l’emploi, ce sont plus de 150 postes qui se trouvent gelés, et en réalité supprimés, en deux années. Comment l’université de Lorraine peut-elle continuer de réaliser ses missions alors que ces mesures amènent à comprimer l’offre de formation et les laboratoires, à alourdir les tâches de travail de toutes les catégories de personnels ? Cette dégradation des conditions de travail produit une souffrance de plus en plus manifeste qu’il serait dangereux de mésestimer. La solution ne peut pas être dans la course à « l’excellence », notamment dans les réponses aux appels IDEX / ISITE car cela conduit inévitablement à un système à deux vitesses, que ce soit entre universités ou, au sein d’un même établissement, entre composantes de formations, mais également entre unités de recherche.

 

Pourtant, il est possible de trouver du financement pour l’enseignement supérieur et la recherche. Le crédit impôt recherche (CIR) doit être remis à plat car il démontre son inefficacité tant en terme de dépenses en recherche et développement des entreprises qu’en termes d’embauche de jeunes docteurs, dont l’avenir est de plus en plus bouché.

 

Au vu de ces constats et de l’urgence de la situation, nous demandons donc que les mesures suivantes soient prises.

– Augmentation significative du budget de la Mission interministérielle pour la recherche et l’enseignement supérieur de l’ordre de deux milliards d’euros.

– Révision du Crédit impôt recherche et réaffectation des crédits dégagés à l’ESR.

– Mise en place d’un plan pluriannuel de création d'emplois statutaires de la fonction publique d'État pour les universités et les organismes.

– A l’université de Lorraine : publication de tous les postes.

26 novembre 2014

Formation des enseignants en Lorraine

Exiger un moratoire avant toute décision concernant le devenir des sites de l'Espé

 

En 2012, la fermeture définitive du site de Metz-Paixhans était décidée de façon précipitée alors que rien ne l’imposait. Aujourd’hui, ce sont les sites de Montigny-lès-Metz et de Maxéville dont les directions de l’ESPE et de l’UL nous annoncent la fermeture dans un délai de trois à quatre ans. Quelles sont les motivations de ces décisions ? Sont-elles uniquement “techniques” comme cela est annoncé ? Quand, comment et où les personnels ont-ils été associés pour des décisions dont les conséquences sont nécessairement importantes ?

Des fermetures de sites symboliques

Metz-Paixhans, c’était un site emblématique, l’une des plus anciennes écoles normales d’institutrices du territoire. A l’époque, celles-ci se sont battues de longs mois pour pérenniser ce centre et leur formation. Aujourd’hui, ce sont les anciens bâtiments des Écoles normales de Maxéville et de Montigny-lès-Metz qui sont visés par les fermetures, entraînant des « transferts de personnels », selon la terminologie technocratique, comme s’il convenait de faire table rase du passé en termes de formations des futurs maîtres et enseignants.

Des décisions contestables

Sur le fond, ces décisions sont contestables. L’argument de la fusion des universités de Lorraine, martelé à force de communication, a prévalu pour Metz-Paixhans. Pour les sites de Montigny-lès-Metz et de Maxéville, c’est l’argument de la rationalité patrimoniale qui prévaut : calcul de mètres carré sans prise en compte des activités des personnels et des usagers.

S’agissant du site de Metz-Paixhans, ni la loi LRU, ni la fusion des universités de Lorraine, ni les textes réglementaires ou circulaires publiés alors sur la réforme de la formation des enseignants n'imposaient une telle fermeture avec une telle précipitation. Fermeture qui allait d’ailleurs à l'encontre de toute logique éducative. Comment a-t-on pu décider de la fermeture d’un site de formation sur une métropole aussi importante que celle de Metz alors que les locaux étaient occupés à titre gracieux ? Nous contestons également la précipitation avec laquelle Metz-Paixhans a été vidé de son mobilier, comme s’il fallait effacer en toute hâte et en quelques mois toute la mémoire de ce site centenaire, notamment ses archives. Le site de Metz Paixhans, situé au cœur de l’agglomération messine, pouvait tout à fait accueillir des laboratoires et organismes de recherche vitrines de l’IUFM, par exemple un institut européen de recherche en sciences de l'éducation.

Déménagement ou liquidation de l’ESPE ?

Ce même scénario va-t-il se redessiner à propos des sites de Maxéville et de Montigny-lès-Metz ? L’histoire ne doit pas recommencer dans l’opacité précédente. Au-delà de la décision de déménager les formations et les personnels sur, respectivement, la faculté des sciences et techniques à Nancy et le campus du Saulcy à Metz, la question est de savoir s’il ne s’agit pas de supprimer purement et simplement les derniers sites encore existants de formation des maîtres pour, en réalité, préparer la phase finale de démantèlement de cette formation. Car, qu'on ne s'y trompe pas, ce qui se profile, derrière la question de l'immobilier, ce sont des suppressions de postes, la dispersion des collègues et, finalement, la liquidation progressive de l’ESPE au profit d’une formation au rabais.

Derrière les arguments reposant sur une “meilleure occupation des surfaces” ou sur une “plus grande proximité et donc une meilleure coordination entre formations”, arguments que l’on peut certes entendre, la question doit être posée quant au démantèlement à venir d’une filière qui, à terme, fera les frais de la crise : une formation à la carte déconnectée du terrain et de toute forme d’innovation. La « refondation » de l’École de la République que prétendait viser le ministère de l’EN requiert une concertation évidente qui n’a jamais été mise en œuvre et dont les effets pervers et les dégâts collatéraux comme la liquidation des sites, le blocage ou la suppression larvée de postes et l’aggravation des conditions de travail commencent à apparaître au grand jour. Ailleurs qu’en Lorraine, les mêmes décisions sont prises, déménagements de sites historiques décidés sans réelle concertation avec les personnels, avec le même type de conséquence : menace sur les conditions de travail, mais aussi sur les missions de l’ESPE elles-mêmes.

 

Le SNESUP-FSU de l’Université de Lorraine demande la mise en place d’un moratoire sur tout projet de fermeture des sites ESPE de l’Académie Nancy-Metz afin qu’un débat contradictoire puisse être porté auprès des personnels et usagers concernés d’une part et auprès de l’ensemble de la communauté universitaire d’autre part.

Section Snesup – Université de Lorraine

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