Snesup-FSU, Section de l'université de Lorraine
Snesup-FSU, Section de l'université de Lorraine

Élections aux conseils centraux de l'UL – 2017

Merci d’avoir voté pour les listes :

Pour une université de service public présentées par le SNESUP-FSU

 
Mardi 4 avril, vous avez été nombreuses et nombreux à voter pour les listes « Pour une université de service public » présentées par le SNESUP-FSU. Nous vous remercions très sincèrement de votre confiance. Par ce vote de rupture avec la politique actuellement menée, vous avez montré l’attachement de nombre d’entre nous à la défense de la mission publique de l'enseignement supérieur et de la recherche : retour vers le statut commun d'université, proximité plus grande des décisions, collégialité retrouvée, fin des politiques de pression toujours plus grande sur les personnels, ce qui doit se traduire par des plans de titularisation plutôt que de précarisation, par la pérennisation des crédits pour la recherche et la pédagogie plutôt que par les appels à projets qui déstructurent l’ESR, ou encore par l’opposition au suivi de carrière pour les EC et à toutes les mesures de normalisation des métiers de l’ESR.
 
Et maintenant ? Nos élus (Christophe Nemos au CA, Maxime Amblard et Lydéric France au CS, Hélène Papadoudi au CF et Matthieu Rémy au sénat académique) vont pouvoir engager le travail décliné dans notre plate-forme au sein des conseils. Ils continueront de porter la contradiction, l’opposition aux réformes de déstructuration de l'ESR, et d’informer les collègues, poursuivant ce que quelques un·e·s ont réalisé lors du mandat précédent, collègues que nous remercions ici.
Si les listes de la majorité sortante sont reconduites, nous ne manquons pas de remarquer que c’est essentiellement parmi le corps enseignant que cette majorité se dessine. Les résultats au sein des personnels BIATSS lui sont bien moins favorables, ce qui témoigne certainement du manque de reconnaissance et de la souffrance de ces collègues lors des dernières années. La future équipe à la tête de l’UL ne pourra pas négliger ce point et nos élus y seront particulièrement attentifs.
 
Le SNESUP appelle toutes celles et tous ceux qui se reconnaissent dans notre programme à nous rejoindre dans les semaines et mois qui viennent pour contribuer à construire une autre université. Nous reviendrons vite vers vous, sur expression-libre notamment, pour engager ce mouvement.
Profession de foi des listes présentées par le Snesup UL
Le Snesup UL présente des listes « Pour une université de service public » aux élections du 4 avril pour les conseils centraux. En voici la profession de foi.
Profession-Foi_PUSP.pdf
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Listes présentées par le Snesup : Pour une université de service public

  CA CS CF Sénat

Collège A

     

Caroline Gruson

Olivier Garet

Catherine Delesse

Collège B

Christophe Nemos

Sabrina Sinigaglia-Amadio

Christian Molaro

Muriel Frisch

William Charton

Sophie Lawson

Maxime Amblard

Muriel Frisch

Piero Galloro

Françoise Willmann

Denis Morin

Shyue Fang Battaglia

Hélène Papdoudi

Vincent Lhuillier

Nathalie Léonardi

Rachid Belkacem

Katalin Por

Jeremy Tranmer

Anne de Roton

Jean-Pascal Higelé

Matthieu Rémy

Anne de Roton

Nicolas Gregori

Collège C  

Lydéric France

Gaëlle Crenn

Mathieu Béraud

Charlotte Lacoste

Sylvain Bourlange

Hélène Papdoudi

Baptiste Françon

   
Collège D   Jean-Marc Paragot    

Dix bonnes raisons de voter pour les listes :

    · Pour une université de service public
    présentées par le SNESUP-FSU

    · Union syndicale pour la défense des personnels
    présentées par les organisations CGT FERC-SUP, SNPREES-FO, SNASUB-FSU

 

  • Vers l’abandon du statut de grand établissement et le retour au statut commun des universités.
  • Défendre une université qui assume sa mission de service public en termes de formation et de recherche (diversité des formations et des domaines de recherche, maillage territorial...).
  • Défendre les conditions de travail, pour que cessent la surcharge récurrente de travail, l’activité à flux tendu et la bureaucratisation des procédures toujours plus infantilisantes et sclérosantes.
  • Lutter contre la souffrance au travail et le harcèlement, qui tendent à s’accroître dans l’enseignement supérieur et la recherche en général, à l’université de Lorraine aussi.
  • Lutter contre la précarité, par le maintien des règlements de gestion, la demande de titularisations massives et l’arrêt de la politique systématique des appels à projets qui précarisent les personnels, la recherche et les formations.
  • Demander des crédits de recherche suffisants pour les laboratoires.
  • S’opposer explicitement et sans réserve au suivi de carrière, au RIFSEEP et à toutes les dispositions qui individualisent toujours plus et menacent les statuts des personnels.
  • Retrouver le sens du collectif dans toutes les activités.
  • Promouvoir la proximité dans les décisions et rappeler que les élu·e·s des conseils sont au service de celles et ceux qu’ils·elles représentent.
  • Avoir des élu·e·s qui savent dire non, qui ne sont pas là pour accompagner des réformes qui asservissent toujours plus les personnels et qui ne s’accommodent ni du management par la menace ni du culte de l’innovation, de l’individualisation, de la performance ou de l’excellence.

Le mardi 4 avril, votez et faites voter pour des élu·e·s combatifs·ves qui défendront avec vous les droits des personnels et la mission de service public l'enseignement supérieur et de la recherche.

Réunions Nancy et Metz – 17 mars 2017

Les listes avancent, mais nous avons encore besoin de les consolider avec votre soutien.

Deux réunions seront organisées ce vendredi 17 mars à 12h
- Metz : IUT de Metz, île du Saulcy, salle C05 (rez-de-chaussée)
- Nancy : MSH, 91 rue de la Libération (salle 313).

Plate-forme de la section Snesup-FSU de l'université de Lorraine

13 février 2017

1.     Pour un retour au statut commun d’université

Si la façon de « gouverner » l’université de Lorraine est à revoir, c’est d’abord sur le statut dérogatoire de grand établissement qu’il faut revenir afin que l’université de Lorraine soit une université de statut commun.

1.1.    Reconstruire le lien entre formations et recherche

La structuration en collégiums et pôles scientifiques sépare les missions fondamentales de formation et de recherche. Or il convient de mieux articuler ces deux missions, complémentaires dans l’ESR, en visant, à terme, la suppression de ces instances intermédiaires. Cela nécessite de réviser les statuts de l’UL. A terme, c’est le retour dans le statut commun des universités que nous défendons.

1.2.    Mettre en place un conseil académique

Nous proposons la mise en place d’un conseil académique en lieu et place du sénat académique qui a été vidé de sa (maigre) substance par le président et son équipe. La mise en place de ce conseil académique (réunion de la commission de la recherche et de la commission de la formation et de la vie universitaire dans les universités de régime commun) permettra de remédier aux dysfonctionnements de l’université en affectant, comme la loi sur les universités le prévoit, des prérogatives importantes à ce conseil académique, prérogatives qui sont actuellement celles du CA :

– création des comités de sélection,

– validation des recrutements des enseignants-chercheurs,

– avis sur les délégations et détachements,

– avis sur les exeat,

– proposition pour les promotions et avancements des EC,

– avis sur l’intégration des EC dans des équipes de recherches,

– avis sur les mutations et sur le nombre de postes à pourvoir par cette voie...

Là encore, les statuts de l’UL seront à réviser.

1.3.    Fin des directions et mise en place de services communs

Il faut en finir avec la bureaucratie de l’UL et ses nombreuses directions qui sont autant de « féodalités » imposant sans cesse aux personnels de se conformer à ses procédures et formulaires. Nous ferons en sorte que ces directions (re)deviennent des services communs, donc qu’elles soient au service des missions fondamentales de l’université et non pas l’inverse.

La vocation des personnels enseignants, quel que soit leur statut, est avant tout de se consacrer à la formation et à la recherche (cf. le statut des enseignants-chercheurs). Ceux-ci n’ont pas à se soumettre à une administration tatillonne, voire autoritaire, qui demande en permanence des dossiers à remplir. Il est nécessaire de créer les conditions d’une collaboration efficace et respectueuse de chacun avec les différents services de l’université. Autrement dit, il faut rompre avec la logique de défiance permanente qui génère cette volonté administrative de contrôler toutes les activités et infantilise les personnels enseignants.

Nous défendons aussi la déconcentration des services. Pourquoi pas en faisant en sorte que, par exemple tous les cinq ans, 5 % des personnels travaillant dans les services centraux soient (ré)affectés dans les composantes et les laboratoires.

2.     Fonctionnement de l’université de Lorraine

2.1.    Des procédures claires pour un fonctionnement démocratique

Pour que l’université de Lorraine fonctionne correctement, il faut que les procédures soient claires et que les décisions soient fondées sur des consultations larges afin que tout le monde puisse participer de manière équitable au développement de l’établissement. Cela se traduit par les dispositions suivantes.

– Exiger la transparence à tous les niveaux de décision : les conseils ne doivent plus être la chambre d'enregistrement de la présidence / direction.

– Toute décision sur les transformations de sites et composantes, sur leurs déménagements doit être discutée démocratiquement, en lien étroit avec les personnels et usagers. Ces décisions ont un effet potentiellement des impacts importants sur le patrimoine, qu’il faut pouvoir évaluer.

– De façon plus générale, les conseils, à quelques niveaux qu’ils se situent, ne doivent pas se substituer à l'exigence démocratique : il faut donc prévoir la mise en place de consultations de l'ensemble des personnels, sur des sujets qui impactent les conditions de travail ou le devenir des outils de recherche. Les conseils, s’ils doivent jouer leur rôle, ne peuvent se substituer à la consultation des personnels lorsqu’il s’agit d’orientations importantes souhaitées par l’établissement.

2.2.    Un équilibre entre les sites

Il est absolument nécessaire de respecter l’équilibre entre les sites, tant en terme de formation que de recherche ou d’administration. Il n’est pas normal que toutes les décisions se prennent à Nancy. Il faut donc réfléchir à une organisation qui repose sur plus de proximité et qui prenne la mesure des enjeux spécifiques des différents sites de l’université de Lorraine.

3.     Une politique au service des personnels

3.1.    Rompre avec la logique des appels à projets et celle des primes

Nous sommes assaillis d’appel à projets, toujours plus coûteux en temps de travail et dont l’efficacité devrait faire l’objet d’un véritable bilan. Les appels à projets sont des moyens pour  mettre les individus et les structures en compétition. Or, c’est de solidarité et de reconnaissance des collectifs dont nous avons besoin. La répartition des budgets et des moyens doit pouvoir se faire de façon plus intelligente, concertée et récurrente que par ces appels à projets. Nous demanderons de réintégrer des processus collégiaux dans l'élaboration des projets (enseignement et recherche).

Il en va de même pour les primes. Celles-ci doivent être réparties équitablement entre les personnels concernés.

3.2.    Dégel des postes

Nous engagerons le dégel de tous les postes, qu’ils concernent les personnels enseignants, enseignants-chercheurs ou BIATSS. La politique de casse des postes mise en place par le président est dangereuse pour l’université. Nous avons besoin de ces postes dans les composantes et les laboratoires.

3.3.    Règlements

– Le référentiel des activités des enseignants-chercheurs sera mis à plat. Il faut donc définir un cadre général et partagé par toutes les composantes et, surtout, il doit être également appliqué pour les enseignants du second degré et assimilés.

– Les règlements de gestion des personnels contractuels chercheurs, enseignants et Biatss sont actuellement menacés de révision à la baisse. Nous souhaitons leur maintien et travaillerons pour les faire évoluer positivement.
 – Le suivi de carrière des enseignants-chercheurs instauré par la loi met potentiellement les collègues en difficulté, malgré les discours rassurant du gouvernement et de la CPU qui souhaite en faire un outil « d’accompagnement professionnel » des collègues. Or, ce suivi est obligatoire et non confidentiel et ses objectifs ne sont pas définis. Nous y sommes donc opposés et nous œuvrerons pour qu’il ne soit pas mis en place à l’UL. Dans le même fil, et parce que les deux aspects sont en lien selon nous, nous sommes opposés à toute modulation des services à la hausse pour les enseignants-chercheurs et enseignants.

– Tout nouveau personnel enseignant recruté doit pouvoir bénéficier d’une décharge du service annuel. Nous proposons qu’elle soit d’un tiers. Les postes d’ATER, quand ils sont délivrés à des doctorant.es, devraient être à mi-temps à leur demande pour leur permettre d’achever leurs thèses. Il convient aussi de faciliter la possibilité pour les enseignants et enseignants-chercheurs de bénéficier de période de temps de travail partiel, par exemple pour des congés parentaux.
– Les personnels enseignants-chercheurs doivent bénéficier d’une entière liberté d'appartenance aux unités de recherche. Les conditions d’affiliation doivent être révisée afin de faciliter cela.

3.4.   Conditions de travail

La précarité n’est pas une fatalité. Or elle est une réalité programmée à laquelle l'UL s'est parfaitement adaptée pour ne pas dire conformée. Jamais la maltraitance au travail n'a été aussi importante et ce à tous les échelons de la profession. L'absence de reconnaissance est pratiquement devenue la règle pour nombre de personnels. Il convient donc de lutter contre la souffrance au travail, les discriminations, en exigeant un accompagnement, et des réponses concrètes et rapide en cas d'alerte; en place et lieu des enquêtes d'opinion diffusées par l'UL. Le CHSCT doit être intimement lié à ce travail en faveur des conditions de travail.

Favoriser les conditions de travail, c’est aussi s’assurer que les personnels enseignants bénéficient de l’équipement nécessaire pour mener leur mission à bien. Tou.tes devraient bénéficier d’un bureau, ce qui n’est pas toujours le cas.

 

3.5.    Rendre des comptes

Les élu-es des conseils, comme le.la président.e, doivent rendre des comptes à celles et ceux qui les ont élus. En particulier, le.la président.e représente l’UL lorsqu’il-elle siège à la CPU. Il-Elle devrait donc systématiquement solliciter l’avis de l’établissement sur les positions à prendre dans les orientations de l'enseignement supérieur et de la recherche et en rendre compte. Nos élus demanderont un contrôle strict et des comptes rendus sur ces positions.

4.     Sur les formations

L’université de Lorraine doit assumer sa mission de service public en termes de formation. Ce qui signifie que les décisions concernant le maintien de certaines filières ou de certains diplômes ne peuvent pas uniquement reposer sur des indicateurs chiffrés. Les filières pour lesquelles le nombre d’étudiants est réduit doivent faire l’objet d’une réflexion particulière et d’une transparence véritable (être transparent, c’est aussi associer les parties prenantes pour que les décisions soient l’affaire de tou.tes).

La nouvelle loi sur la sélection à l’entrée en master pose de graves difficultés, notamment parce qu’elle casse le lien qui existait entre L et M. Désormais, via les capacités d’accueil et les critères de recrutement, un.e étudiant.e diplômé.e d’une filière n’a plus la garantie de pouvoir suivre un master dans cette même filière. Et le risque est grand aussi de voir progressivement se dessiner des masters auto-proclamés d’élite et des masters moins prestigieux, parce que plus ouverts à la diversité. Nous voulons une université qui favorise largement l’accès en master, parce que la société en a besoin. L’insertion professionnelle ou la « capacité du marché du travail » à accueillir des diplômés ne doit pas être l’élément décisif pour décider de qui entre ou n’entre pas en master. L’université doit conserver sa dimension universelle et émancipatrice.

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